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Resident Evil (2026)

16/09/2026 Cinéma En salle 3 min de lecture
Resident Evil (2026)

Cette année, ça a été la bataille des jeux d’horreur. Entre Silent Hill Townfall et Resident Evil Requiem, on a eu un film qui retourne à Silent Hill inspiré du 2 et ce film Resident Evil inspiré de… euh…

Autant pour Silent Hill, le premier film était une chouette adaptation, le second était un gros n’importe quoi et le troisième un crash au ralentit, il y a eu différentes approches pour les jeux de Capcom.

Pendant plusieurs décénies, les films Resident Evil rimaient avec Mila Jovovich (avec l’aide de son mari à la réalisation et à la production). La recette était avant tout des films d’actions, loin de l’horreur et loin de la survie. Et on inventait un nouvel univers pas très fidèle au jeux. Toutes les suites partaient dans du n’importe quoi. Jusqu’à converger vers les scénarios et le ton des jeux 5 et 6 ce qui n’est pas très glorieux, à mon avis. Cette saga s’est finie en ego trip avec une Mila / Alice trop forte, trop gentille, trop parfaite dans son rôle de battante.

Après toute cette débâcle artistique mais rentable au box office, un petit film (Bienvenue à Raccoon City)a tenté d’agglomérer tant bien que mal la première trilogie de jeu (avec l’équipe des STARS échappant à des zombies contaminant la ville). Mais il était ambitieux de vouloir traiter correctement les 3 premières histoires en une tentative : les rares changements sonnaient comme des trahisons. Un effet Uncanny Valley qui ruinait toute l’adaptation.

Dans celui-ci Zach Cregger (Barabrian et Evanouis) tente le remix : On part sur la contamination de Raccoon City en tant que menace implacable), sur un personnage qui n’a pas demandé à être dans cette galère comme Ethan Winters dans le 7 et le 8, sur un bestiaire qui ressemble à Las Plagas mais qui se propage comme le virus T.

On pourrait trouver le cocktail amer : on a légitimement le droit de se sentir trahi par l’origine de l’infection, sur la vulnérabilité du personnage et surtout par le peu d’éléments qui font référence au jeu (on a au mieux des items dans le décor au mieux).

Malgré tout, pour moi, c’est un très bon film et un exercice difficile d’adaptation. Autre point sympathique, je n’ai pas pu m’empêcher de penser à Exit 8 avec l’archétype du protagoniste qui se sent dérouté à l’approche de sa paternité. C’est drôle aussi de ne voir nulle part le logo Capcom, remplacé par Playstation et Sony. La musique, la photo, le jeu de l’acteur principal et les surprises en font un très bon film mais une adaptation lointaine des jeux.

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