On est sur un film un peu confus. Je sais que le réalisateur veut que l’on soit dans ce sentiment étrange où il est difficile de de prendre parti.
Aussi l’histoire oppose des roumains très religieux et conservateurs à la société très progressiste de Norvège, lorsqu’il s’agit de violences faites aux enfants.
S’il y a de la nuance dans les personnages, je trouve que cela manque dans les situations.
Renate Reinsve (vue dans Backrooms) et Sebastien Stan (vu dans le Soldat de l’hiver chez Marvel) passent leur temps à nous souffler le chaud et le froid.
On peut critiquer le système norvégien pour son intransigeance. On peut critiquer une certaine pratique de la religion qui enferme les jeunes dans un sous rôle. On oublie dans les deux cas les principaux intéressés : les enfants.
Je comprends que le fait d’opposer deux aspects clivants de la société puisse donné une Palme d’or à Cannes.
La tension au coeur de l’intrigue marche bien mais, justement, le film occulte toujours les moments où l’on a donné la parole aux enfants (à l’école, avec leurs amis, au tribunal). C’est limite un procédé malhonnête qui leur enlève tout pouvoir d’interaction sur leur histoire. Je n’ai pas vraiment été invité à réfléchir mais plutôt à subir cette histoire.