
Adieu les cons
Albert Dupontel a toujours été un auteur énervé. Depuis quelques films, il ajoute des touches de tendresses et ça rend son cinéma encore plus intéressant.
Il est évident qu’il est plus confiant et plus sûr de sa maitrise (à l’écriture et à la réalisation) depuis Au revoir là-haut. Il y a à la fois une écriture fine et concise et une réalisation inventive qui supporte le propos.
Il faut aussi souligner le travail de tout le casting de Virginie Efira à Albert Dupontel en passant par le Palmashow, Kyan Khojandi et Bastien Ughetto.
On sent l’amour du travail absurde des Monty Python (le film est dédié à Terry Jones et Terry Gilliam apparaît en vendeur d’arme).
On y voit aussi une petite critique de la bureaucratie aveugle, qui oublie de travailler pour les gens et qui ne se repose que sur un ensemble de procédures déshumanisantes.
Le film mérite amplement les Césars qu’il a obtenu et ça a été un film de retour en salle plus qu’agréable.