Cinéma

Au revoir là-haut

Au revoir là-haut

Ce film est une très très bonne surprise.

Si vous avez déjà vu un film de Dupontel, vous avez sûrement en tête des films comme Bernie, Enfermé dehors, le Vilain (je n’ai pas vu « 9 Mois ferme ») : des films très énervés et très sympathiques mais dont on sent l’économie de budget et un scénario resserré pour réduire les coûts.

Ici Dupontel se lâche avec une introduction sur le champs de bataille incroyable, une reconstitution de Paris après guerre assez convaincante, des costumes et des maquillages assez aboutis. Dupontel a voulu faire un film ambitieux et ça se voit à l’image.

On pense forcément à du Caro-Jeunet, dans leurs bonnes années : avec des phases sombres et des phases lumineuses, toujours cohérentes dans l’univers mais qui peuvent partir loin dans l’imaginaire. Il y a un petit côté Delicatessen dans ce film.

Ce que l’on note aussi, c’est un film plus « posé », plus calme avec des moments oniriques qui font souffler le spectateur entre les moments plus difficiles de l’après-guerre. On sent un vrai regard littéraire et philosophique sur la reconstruction des hommes après un temps où ils n’ont été considérés que comme de la chair à canon.

Après, si l’histoire marche très bien sur un plan narratif, je n’ai pas trouvé de sous texte, ni d’allégorie de notre société. Ca m’a un peu dérouté mais pourquoi pas; ça m’a, peut-être, échappé. Et puis, à force de vouloir trouver des messages partout, je passe peut être à côté de certaines histoires simples.

Un très bon film sur la guerre, qui ne fera pas tâche au côté de Dunkerque de Nolan dans une soirée à thème 😉 .