// Un petit mot sur Resident Evil 3 (remake) par Axlstone

Dans la lignée de Resident Evil 2 (remake) sorti l’année dernière, Capcom continue à remettre au gout du jour sa licence horrifique.

Je n’ai jamais réussi à faire le 3ème volet : comme le 2, je l’avais pourtant acheté sur Dreamcast, je sais que mon père et ma soeur l’ont fini.

J’étais plutôt sur Resident Evil Code Veronica (un épisode un peu oublié et injustement considéré)

Et le 3 d’époque recyclait la technologie du 2, la modélisation de Raccoon City et les fameux contrôles « tank » de la série.

Si la forme ne diffère pas tant sur le papier, il introduisait la menace permanente du Nemesis (le sous titre du 3 est « last escape » au Japon), comme un Terminator implacable, faisant fit des portes et des murs (normalement bloquant pour n’importe quel ennemi en 1998).

Avec ce Remake, j’ai pu en apprendre plus sur l’histoire de Jill Valentine, profité d’un jeu techniquement très beau, avec d’incroyables moments très cinématographique et très bien mis en scène. Les acteurs en VO sont au diapason. On voit que l’équipe a jeté un oeil sur le travaille de leurs copains sur RE7 et RE2 remake : il y a un pot pourri de bonnes idées de design et des moments forts.

(vous voyez le « mais » arriver ?)

Mon premier grief n’est pas la durée de vie (je suis content de ne pas à avoir passer 50 heures sur un jeu) mais le côté linéaire de l’histoire, de l’absence de surprises dans les situations (le commissariat ? les égouts ? sérieusement ?).

Pendant certains passages, j’ai eu le sentiment que le jeu allait proposer un nouvel environnement, une nouvelle situation, une énigme et que l’on a finalement qu’une arène pour un combat de boss.

Pendant toute ma partie, j’ai eu le sentiment qu’un jeu plus ambitieux se trouve derrière Resident Evil 3 mais que l’on a pas laissé le temps à cette équipe d’aller au bout (même si ce qui est fait est très bien fait).

En plus, certaines mécaniques de jeu appartenant

  • au 3 original (les embranchements avec des choix instantanés)
  • au 2 remake (les armes de défense)

ont disparu et sont remplacés par une esquive que je n’ai jamais vraiment utilisé durant les 6 heures de jeu.

On a de nouveaux ennemis mais qui peuvent vous tuer en 1 coup (je trouve cette mécanique assez injuste) et certains seulement pendant une séquence. Le Nemesis n’est plus aussi imprévisible et l’on esquive bien assez vite ses attaques.

Le jeu est sympa, mais il perd la surprise que sont RE7 et RE2 remake. Il semble avoir souffert d’un manque de temps pour ajouter des séquences et des mécaniques de jeu. Cela aurait pu lui donner une originalité qui l’aurait rendu plus marquant.

J’ai sursauté une seule fois, je n’ai pas eu trop peur durant mon évasion de Raccoon City. Le jeu brille en revanche pour toute ses capacités narratives et cinématographiques qui m’a rappelé des bons moment de Terminator et Aliens. Mais vous le savez, même si je lui trouve des qualité, j’ai un peu de mal avec le cinéma de James Cameron 😉 .

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