// Un petit mot sur Midsommar par Axlstone

Après US, où j’ai eu le sentiment de passer à côté du film, Midsommar me fait le même effet. Tout le monde est enthousiaste en sortant de la salle, j’ai lu énormément de critiques positives avant de rédiger la mienne. Alors comme pour US ou Suspiria 2018 ne prenez pas mes critiques pour argent content.

Midsommar, c’est le second film d’Ari Aster, après Hérédité que j’avais adoré.

Pendant 2h20, j’ai attendu que le film décolle. Le film est très beau, très bien joué, avec une bonne atmosphère, il y a des scènes très inquiétantes. Et malheureusement, on reste au niveau inquiétant.

A un certain niveau, il me fait penser au Suspiria 2018 qui intellectualise trop la peur. J’ai attendu d’être submergé par une émotion, mais Midsommar ne se rapproche jamais de mon bulbe rachidien, des fonctions primaires de survie.

Le film agite mes neurones mais pas les bonnes. Je n’ai rien contre les films d’horreur ou fantastiques en tant que métaphores, racontant des choses au delà de leur trame principale.

Midsommar parle d’un couple dysfonctionnel, mais c’est très bien présenté en tant que tel dans l’introduction (qui est très bonne). Le reste du film est une digression, une répétition de cette introduction, dans un autre contexte.

Et ce n’est pas parce que ton contexte est dans une secte avec des incestes et des tares génétiques, que ça devient plus intéressant ou plus pertinent. Si tu veux faire un drame, tu peux le faire sans dimension fantastique, personne ne t’en voudra.

Peut-être que j’attendais un retournement de situation, parce que je suis trop conditionné par les effets chocs et les films malins. Mais, puisque beaucoup de gens le compare à The Shining, le film de Kubrik n’a pas de retournement de situation mais une montée crescendo de la tension. Et, pour moi, Midsommar, hormis son intro et une scène au milieu, le reste du film est cousu de fil blanc.

Pas un mauvais film mais une déception.

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