Predator : Badlands
J’aime bien le travail de Dan Trachtenberg. Après 10 Cloverfield Lane, Prey, Predator : Killer of the Killers, il continue à explorer la mythologie du Predator avec ce Badlands.
Il faut saluer l’exploit technique de ce film : un personnage principal, complètement maquillé, avec des effets spéciaux dès que l’on voit son visage pour les mandibules. On ajoute un autre personnage dont il manque la moitié du corps et aussi une bestiole en image de synthèse.
A côté de ça, on a une histoire simple qui repose sur la quête d’identité et sur la notion de famille. Ca me parle beaucoup et ça m’a permis de rester dans l’histoire malgré un troisième acte un peu expédié.
J’ai bien aimé l’idée de suivre le rite initiatique d’un predator et d’inverser la position héros/menace. Et je trouve que le double rôle d’Elle Fanning très intéressant. Comme le film doit aller vite, on part sur des archétypes d’écriture, mais ça a l’avantage de caractériser rapidement les personnages et de les rendre attachant rapidement. Pour moi, le film fait les bons choix, pour être techniquement faisable dans un budget restreint, avec un temps de développement réduit. Ca n’en fait pas un produit au rabais et, d’un point de vue personnel, je trouve que le réalisateur ne tente pas de nous prendre pour des imbéciles
J’ai vu les gens critiquer la « bestiole mignonne », mais je pense que le fait qu’il soit présenter comme « mignon » a du « sens » pour la suite de l’histoire (pour une révélation ultérieure).
Je suis sorti de la salle assez content, loin de la sensation d’avoir été pris pour un imbécile avec des blagues lourdes (dans The Predator – 2018) ou des personnages insipides (dans Predators – 2010). Il y a de belles images, des idées de mises en scènes (certains combats sont très chouettes), une construction précises de l’univers (planète hostile, langue des predators).