Souviens toi l’été dernier (2025)
C’est avec un souvenir d’adolescent, fan de Jennifer Love Hewitt, que j’étais parti découvrir cette suite / remake. « Souviens toi l’été dernier (1997) » est un script de Kevin Williamson, adaptant Lois Duncan, tout juste auréolé du succès de Scream et de Dawson Creek. C’est un certain marqueur de cette période fin des années 1990 où le cinéma et les séries mélangeait plus facilement les acteurs/actrices et les scénaristes/ réal.
En 2025, je suis toujours aussi fan de Jennifer Love Hewitt. Mais j’ai un regard plus critique.
C’est, pour moi, un peu comme le groupe d’Eurodance 2 Unlimited : Je sais que ce n’est pas une oeuvre de qualité mais je porte un regard nostalgique dessus. Et je pense que les personnes derrière ce projet visaient les gens comme moi.
Malheureusement, le film de Leah McKendrick semble anachronique en 2025. Le film de 1997 ne brillait pas par son scénario mais arrivait à rendre attachant les personnages. De mon point de vue, il y a une réelle absence de caractérisation des personnages, que ce soit pour les nouveaux ou pour les anciens. Certains dialogues semblent être écrit par une personne âgée, découvrant les éléments de language de tiktok et instagram. Ca fait « plaqué », comme si la personne ne comprenait pas ce qu’elle écrivait.
Après, je m’attache au dialogue mais la structure du récit en elle même est inepte. Je suis toujours surpris de voir ces personnages vivre des drame assez fort et de ne les voir jamais prendre le temps du deuil. Ils/Elles font des blagues presque dans la minute et couchent le lendemain du meurtre de leurs fiancés/amis. Il n’y a aucun développement des personnages, aucune psychologie, des téléportations et ont fini sur un twist nul (et une scène annonçant une suite… pitié, non…)
C’est très mal écrit (avec les pieds) et c’est très mal réalisé (avec une autre partie du corps) : c’est au niveau d’un téléfilm de remplissage. Et on oublie me moindre moment de tension : ça ne fait jamais peur et, comme les survivants, on a aucune considération pour les morts.
Pas assez bon ni suffisamment mauvais pour être finalement divertissant.