
John Wick 4
J’avais découvert l’ensemble de la trilogie lors d’une rétrospective dans le cadre des Nuits au Max. J’avoue que, une fois arrivé au troisième, il y avait une overdose de cascades et de tirs acrobatiques.
Mais globalement, on sent la générosité et la volonté de faire un film spectaculaire, rendant hommage au travail des cascadeurs. Chad Stahelski, ancienne doublure cascade de Keanu Reeves dans Matrix devenu réalisateur, continue dans la générosité en multipliant les pains dans la gueule, avec une collection de délicieuses pralines fourrées au plomb.
Après une introduction façon Western et Laurence d’Arabie qui détonne un peu, on va suivre les pérégrinations noctures de John Wick, toujours aussi motivé à faire tombé l’organisation
Si le dernier top gun était un atout majeur du visionnage en salle, ce John Wick l’est tout autant, tellement chaque impact de coup de poing, de pied, d’armes à feu est une chorégraphie artistique millimétrée.
Hormis quelques chutes un peu trop « cartoon » du héros, on sent que la saga amène le spectateur à sa conclusion, donnant à Keanu Reeves encore une fois un rôle attachant, physique et dont on sent l’implication de l’acteur.
Vous connaissez les distances que j’essaie de prendre vis à vis des grosses machines d’Hollywood, mais on sent derrière John Wick l’amour du cinéma d’action, avec du physique et de la physique qui donne un aspect tangible, viscéral et innove souvent visuellement.