
Junk Head
C’est assez étrange de revoir de l’animation en stop motion en 2022. D’autant que le projet semble durer depuis 7 ans et que le générique dévoile la même personne à (quasiment) tous les postes.
J’ai été assez surpris par la qualité de l’animation, l’inventivité de l’univers.
Il faudra passer par une phase d’adaptation avec les dialogues qui sont un espèce de japonais « murmuré » à peine décelable (sauf sur certaines intonations) et qui peuvent devenir irritant à la longue.
Il est aussi dommage que le film se termine plus à la fin d’un arc qu’à la fin de l’histoire. On peut se douter que Takahide Hori, après 7 ans, avait envie de finaliser une partie de son travail.
Ce qui est assez bluffant, c’est de voir l’inventivité des plans, du positionnement de la caméra, des effets de travelling. Ce sont des choses que l’on pouvait voir dans les plans les plus audacieux d’un Wallace et Gromit ou L’ile aux Chiens (avec une grosse équipe d’animation derrière).
Le film vous promet au moins une expérience assez différente du cinéma et il faut entré dans la salle avec un esprit assez curieux et ouvert à une proposition différente.
J’ai beaucoup aimé voir un univers foisonnant, avec une chouette proposition de cinéma, et surtout avec la surprise de voir un long métrage fait entièrement par une seule personne. En espérant que Takahide Hori puisse bénéficier d’un peu d’aire pour finaliser sa vision.