
The Innocents
The Innocents est un film très difficile pour moi à analyser.
J’ai beaucoup aimé les parti pris esthétique et l’histoire. Je trouve le
scénario assez bien écrit et les personnages crédibles. Ça m’a fait penser sur certains
aspects à The prodigies (un film d’animation assez intéressant,
perfectible lui aussi su bien des aspects). Je m’attendais plus à un film à The Children .
Pour The Innocents, je m’attendais peut-être à une horreur plus directe,
moins insidieuse. Pour avoir entendu des personnes en sortant de la salle, mon
cas est peut-être une exception car beaucoup ont été scotchés à leur siège.
Attention, il y a des scènes chocs, très dures par moment, mais pour moi, la
plus difficile se passe au début de l’histoire. Ensuite le film, pour moi, a du
mal à reproduire ce moment et le final, malgré la hauteur de ses enjeux, ne se
hisse pas au même niveau.
On a quand même un film très beau, avec de formidables enfants interprètes
qui portent le film.
Il met en évidence un trope (un motif récurrent dans plusieurs histoires)
que j’ai du mal à comprendre : les enfants qui ne dialoguent pas avec les
adultes ou les adultes absents dans les histoires surnaturelles. On justifie ça
souvent avec les secrets et l’imaginaire de l’enfance qui se confond avec le
« fantastique réel ». Ce n’est peut-être que moi, mais s’il m’arrivait
des choses étranges, j’essaierai d’avoir le point de vue de mes parents. Je reconnais
que c’est un ressenti personnel mais qui me gâche un peu ce genre de film.