Cinéma  En salle

Black Widow

Petite précision pour la suite de la revue : j’ai un faible pour Scarlett Johanson. Je ne peux pas passer à côté d’un film où elle est présente. Je trouve qu’elle alterne bien les grosses machines US et les petites productions. Et, pour moi, elle brille encore dans Black Widow.

Comme c’est un film Marvel un peu en dehors du contexte (il se passe avant Infinity War et End Game) les enjeux dans la grande fresque globale sont réduits. On se retrouve avec un film plus centré sur les héros et leur interactions (comme un Spider-man Home coming ou Far From Home).

Globalement, j’ai passé un bon moment, le rythme est plutôt bon et équilibré entre action et comédie.

Il y a une alchimie entre les comédiens qui fonctionne et on s’implique dans famille dysfonctionnelle. Le casting autour de Scarlett (Florence Pugh, David Harbor, Rachel Weisz) est très bon.

On n’échappe pas aux travers de la formule : une bataille finale très brouillonne et qui « casse » la dimension humaine de l’histoire. Et on a un méchant très mal écrit comme trop souvent dans le film du MCU.

Il y avait des choses plus intéressantes à raconter avec cette fausse famille, assemblée avec des espions. Ca m’a donné envie de revoir Alias ou The Americans (qui sont des séries et qui ont le temps de développer leurs personnages). On pouvait montrer la complexité de la vie d’un espion, toujours dans un double jeu constant et qui perd peu à peu la notion de la réalité.

Après, le film parle d’émancipation, de reprise de contrôle, c’est aussi important. Ca permet aussi à de nombreuses petites filles d’avoir un modèle positif qui fait jeu égal avec un Captain America ou un Iron man.

J’ai préféré ce film aux films Antman qui n’était « que » des films (qui se veulent) drôles et qui ne racontait pas grand chose de plus. Ce n’est pas le meilleur des Marvesl, mais ce n’est pas le pire (vous vous dites : « super l’avis ! »… mais je le rappelle, il y a le facteur Scarlett qui vont permet de nuancer mon propos).

P.S. : La bande annonce que j’ai vu est terriblement nulle (« son monde ! son univers ! » etc.) : ne vous fiez pas à ça…