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Cobra Kai (Saison 1 à 3)

Cobra Kai (Saison 1 à 3)

S’il y a bien un phénomène des années 80 que je ne pensais pas voir revenir, c’était Karate Kid. Pour avoir revu les films sur une plateforme de VOD, si leur qualité est inconstante, l’amitié entre M. Miyagi et Daniel donne un énorme capital sympathie à l’ensemble.

J’ai lancé le premier épisode de la série assez dubitatif malgré les nombreux louanges que j’entendais. La nostalgie des années 80 étant plus un mot clé marketing qu’une véritable ambition artistique.

Mais dès les premières minutes, j’ai été surpris de ne pas retrouver Daniel en héros mais son antagoniste du premier épisode. La nostalgie du passé n’est pas dans les yeux du spectateur mais dans ce personnage de Johnny Lawrence, perdu, solitaire, dont la trajectoire a complètement basculé après le tournoi perdu dans les années 80 et qui en est toujours au même point, 35 ans plus tard.

Ainsi, on a un chemin de personnage intéressant qui passe de looser à mentor. Il devient le Miyagi d’un nouveau personnage, ressemblant en terme de caractère à Daniel. En prenant ce rôle de mentor au sérieux, il voit alors l’impact d’un crédo, d’un mantra appliqué aveuglément et qui provoque plus de dégâts que de bonnes choses dans la vie de ses élèves. Ainsi il remettra en cause le « Strike First, Strike Hard, No Mercy » qui a déterminé sa vie et ses relations avec les autres.

Sur 3 saisons, la série nous réserve pas mal de surprises, d’inversions de valeurs et de bons moments. Un petit bémols sur les sponsors automobiles qui changent la concession de Daniel (Audi puis Mercédès) et un passage « au Japon » où l’on transforme maladroitement l’équivalent de l’hôtel de ville de Tokyo en siège d’une compagnie automobile imaginaire (Datsun + Toyota = Doyona : sérieusement ! les scénaristes ?). Ce qui est dommage car c’est un bâtiment très connu et très identifiable ( https://fr.wikipedia.org/wiki/Si%C3%A8ge_du_gouvernement_m%C3%A9tropolitain_de_Tokyo ).

Mais on retrouve la force des amitiés et des rivalités qui se nouent, le côté imprévisible, les bonnes actions qui finalement ont des répercutions très négatives. Les scènes de combats sont parfois tournées en plan séquence et sont parfois très impressionnantes. Mais la force de la série reste la relation entre les personnages. On sent aussi les acteurs originaux très impliqués (ils sont producteurs exécutifs) et qu’ils sont contents de retrouver leur rôle.