// Un petit mot sur Inunaki : Le Village Oublié par Axlstone

Il y a des choix que l’on motive de plusieurs façons : L’affiche d’Inunaki semblait une promesse du retour de la « Japan Horror ».

Ce courant du cinéma japonais a été initié par Kiyoshi Kurosawa (dont je vous ai parlé plein de fois, notamment pour les Shokuzai), Hideo Nakata (qui reste inégalé avec Dark Water et The Ring) et Takeshi Shimizu (the Grudge notamment) qui nous sert ce Inunaki.

Donc une belle affiche, un réalisateur dont j’avais aimé la sobriété et l’efficacité de the Grudge (japonais) et une histoire de fantôme qui rappelle le folklore japonais et des jeux vidéo comme Forbidden Siren ou Fatal Frame (Project Zero chez nous).

Mais parfois les astres ne s’alignent pas comme prévu et on dépense 20 euros dans un Blu Ray que l’on trouve moyen voire mauvais.

Il y a des choses intéressantes dans le film : la première partie est plutôt bonne. On retrouve le procédé de faire passer des choses en arrière plan, à la limite du hors champs, sans jamais insisté dessus, glissant quelques frissons aux spectateurs attentifs

Après être revenu du village caché et maudit, la famille de l’héroïne enquête. Et l’on est face au syndrome que j’appelle « la police n’existe pas » qui se produit dans certains films d’horreur. Il y a des meurtres et des disparitions mais, hormis les héros, personne ne se saisit de l’affaire.

Le film souffre peut être de l’envie de raconter plusieurs histoires au lieu de se focaliser sur une trame, une scène. Cela donne une sensation de fouillis, de montage incohérent, de situations trop courtes ou trop longue pour créer une vraie tension.

En général, je ne me juge le travail des actrices et des acteurs dans des cultures différentes de la mienne, mais je n’ai pas réussi à m’impliquer. Je trouve les choix de casting assez étrange. Les protagonistes font « trop jeunes » pour leur rôle. Et certains acteurs jouent très mal (je ne pense pas que ce soit dû au décalage culturel).

On comprend le message sous-jacent sur les personnes qui vivent en marge de la société japonaises. Mais le film (qui possède déjà trop de personnages pour son propre bien) rajoute des personnages fonctions juste pour sur-expliquer, enfoncer le clou, exposer tous les tenant et les aboutissants.

C’est dommage car, par moment, il y a de belles trouvailles visuelles sur l’apparitions des fantômes et Shimizu sait tenir une caméra. Mais à force d’expérimentations, il perd la cohérence visuelle voire scénaristique. Un exemple : les apparitions des fantômes sont parfois sans effet, d’autres fois avec un effets de flou, parfois dans le village, parfois en dehors. C’est ce manque de cohérence par rapport à sa propre promesse initiale qui m’a poussé à subir le film plutôt que de m’y plonger.

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