
Antoinette dans les Cévennes
On dit souvent du mal des comédies françaises. D’autant qu’Antoinette dans les Cévennes n’échappe pas au triangle amoureux, au personnage citadin confronté à la difficulté de compréhension pour la nature, autant de clichés que l’on retrouve souvent dans la dramaturgie française contemporaine.
Il se dégage, cependant, une vraie sincérité et un propos intéressant : qu’est ce que l’essentiel. Antoinette ne finira pas ses jours à la campagne, elle ne sera peut être pas plus heureuse ou malheureuse à l’issue de ce film. En tout cas, elle sera revenu à l’essentiel.
Et le film tient plus du conte et du voyage initiatique, comme le récit de Stevenson dont le film fait référence.
C’est toujours un plaisir de voir Laure Calamy qui donne tout de suite le ton et dont le talent permet de rendre Antoinette très sympathique dès les premières secondes.
Le travail de Caroline Vignal permet aussi de prendre l’air (après des mois de confinements, ça fait du bien) et l’on voit une certaine précision et justesse dans ses plans.
Ce n’est pas, pour moi, le film de l’année mais une belle parenthèse charmante et bucolique dans une année 2020 anxiogène et enfermée.