
Lucky Strike
Une des sources communes entre Tarantino et le cinéma noir Coréen, ce sont les polars français des années 70.
On retrouve plein d’influences dans Reservoir Dogs, dans Pulp Fiction, dans Memories of Murderer, dans The Chaser.
Avec Lucky Strike, on boucle une boucle. Il est difficile de ne pas penser à Pulp Fiction : le découpage en chapitre, les histoires de plusieurs personnages qui s’entrecroisent, un objet que tout le monde convoite pour avoir une vie meilleure.
Le film est un peu moins subtil et entremêle ses intrigues avec moins de précision. Et avec les coutures plus évidentes, il est facile de deviner l’intrigue cousue de fil blanc. C’est un film « à la manière de « Pulp Fiction qui était déjà un film « à la manière de ». Pour rester dans la métaphore textile, c’est un peu délavé.
Au final, on ne passe pas un moment désagréable, niveau mise en scène, il y a quelques idées. Dans un contexte cinéma « calme », le film est un peu plus ambitieux que la moyenne de cet été. Ca en fait un film intéressant à voir en salle.