// Un petit mot sur La Casa de Papel (Parte 1 y Parte 2) par Axlstone

Mieux vaut tard que jamais, j’ai profité de l’absence de cinéma pour aller faire un tour sur une série de braquage espagnole qui a eu son petit succès.

Petit mot sur ce petit mot, je n’ai vu que les deux premières parties. Je me suis arrêté dès le premier épisode de la partie 3. Cela me semblait plus un prétexte qu’une vrai envie de faire une suite. Et je commence à en avoir assez des séries à rallonge qui ne savent pas s’arrêter au bon moment (X files, Heroes et Prison Break sont de bonnes illustrations).

Alors, il faudra que l’on m’explique le délire sur Bella Ciao (dans les deux premières parities, la chanson est reprise deux fois et c’est presque anecdotique).

Ce qui n’a pas marché sur moi : la voix de Tokio en tant narratrice (avec un « i » et pas un « y » : la ville japonaise écrite en castillan). C’est un des personnages pour qui je ne me suis pas passionné. Encore une fois, j’ai vu la série « d’une traite » et cela fait ressortir des astuces d’écriture pour générer du suspense. Ainsi Tokio va passer de « j’ai 100% confiance » à « je n’ai jamais eu confiance », de « mais pour sortir de là, il faut que j’applique le plan » à « ce plan, c’est de la merde » d’un épisode à l’autre sachant que le temps du braquage est de 5 jours et qu’ils ont mis 5 mois à tout préparer. Après, je parle de Tokio, mais on peut faire ce constat pour n’importe quel des personnages à l’intérieur de la Maison de la Monnaie.

Certaines « péripéties » qui ne servent pas à grand chose (Stockholm, la fille de l’ambassadeur anglais), qui viennent juste rendre plus haletantes certaines fins d’épisodes mais qui n’épaississent pas les personnages ou la trame de la série.

Ce qui a marché sur moi, c’est le duel professeur / négociatrice qui m’a rappelé le duel Light / L dans le manga Death Note (ou l’anime mais ne regardez jamais le film Netflix). C’est une confrontation et un jeu d’échec intéressants sur le plan des personnages et de la narration. Il y a pas mal de retournements de situation qui fonctionnent sur moi, à cause de déductions ou de manières d’avancer certains pions.

Il y a aussi des qualités esthétiques (les combinaisons rouges vives dans un environnement noir et blanc), les différents lieux sont très marqués visuellement et on n’est jamais vraiment perdu.

Enfin, j’ai critiqué l’inconstance des personnages, ça ne les empêche d’être très attachants et l’on a rapidement de l’empathie (même pour Tokio).

J’ai l’air un peu dur mais j’ai bien aimé ces deux premières parties. Même si j’ai beaucoup de réserves pour la suite, ce n’est pas à cause des qualités initiales de la série.

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