// Un petit mot sur Les Misérables par Axlstone

Je pense que l’on peut utiliser le terme film « coup de poing » sans que ce soit galvaudé. Il est impossible de sortir du film sans avoir le sentiment d’avoir pris une gifle et un coup de poing dans le ventre.

Ce n’est pas tant la réalisation, très documentaire, caméra à l’épaule. Ce n’est pas tant le travail des comédiens (pro et moins pro) , avec des rôles principaux très forts : c’est le final qui fera mal.

J’ai grandi avec le rap d’IAM et de NTM, les premiers à s’inquiéter du destin des « petits frères ». Le film montre bien qu’entre la BAC, les « grands frêres », les figures d’autorité religieuse; qu’entre toutes ses structures plus ou moins officielles, il y a un jeu de pouvoir à faire rougir George R. R. Martin.

Les femmes sont complètement absentes du film. Tous les personnages moteurs du film sont des hommes ou des enfants.

Sans figures paternelles, sans présence maternelle, les « microbes » sont livrés à eux-même. Et leur présence juvénile, heureuse, portée par la victoire de la France en 2018 se transforme à mesure du film en menace dès lors qu’on les humilie une fois de trop.

Le manque d’optimisme, de douceur, de moments d’espoir : ce sont autant de baffes et de coups de poings que l’on ressent à la sortie de la salle.

Je n’ai pas peur que la violence du film face tâche : elle est déjà là. J’ai peur du futur si personne ne prend le temps de donner des repères et de l’espoir aux enfants du film.

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