// Un petit mot sur Control par Axlstone

Il y a des jeux qui vous hante.

C’est « normal/jeu vidéo ».

Control est un jeu avec un univers et une direction artistique qui tranche avec les jeux habituels.

Exit les héros bodybuildés, les héroines sexy : on est dans un bureau, le Bureau Fédéral du Control. Hormis Jesse Fayden qui est venue visiter (entre autre) le building, on est en face de fonctionnaires du paranormal. Des rapports papiers, des vidéos cassettes, des personnages blasés : oui, le frigo est « un objet altéré » (hanté) et il faut le surveiller 24 heures sur 24. Oui ce ventilateur est un objet mortel. Oui ce canard en plastique est flippant et possède une aptitude spéciale. C’est consigné dans des rapports.

C’est « normal/papier à entête ».

Jesse Fayden (une jeune femme rousse… oui, je sais… Il faut que je règle cette obsession) trouve, après des années de recherche, le siège du Bureau Fédéral du Control (FBC). Un building que l’on appelle en interne « the Oldest House » (la maison ancienne), régie par « le comité », une pyramide inversée qui vient d’une autre dimension et qui s’exprime en double langage.

C’est « normal/centre de contrôle ».

Je n’ai pas fait Max Payne, mais j’avais adoré Alan Wake. Ces deux jeux de Remedy soignent leur ambiance et leur écriture. Comme dans Alan Wake, on a un sous-texte intéressant. Le jeu est ponctué par des interventions en vidéo avec des acteurs (toujours très bons), à la limite entre le drôle et le malsain (mention spéciale au programme pour enfant, « les enfants de la lisière / threshold kids »).

C’est « normal/marionettes ».

Après, on peut trouver le jeu austère, mais le parti pris du brutalisme, des constructions impossibles, des couleurs et des ambiances font parties d’une direction artistique maitrisée. J’ai vu des gens dire qu’ils attendaient le jeu sur Switch tant le jeu semble simple. Mais ce serait oublier que tous les objets du jeu ont une physique propre, sont destructibles, ont leur propre réflexion, leurs propres matériaux. Ce n’est pas pour rien que le jeu met à genoux les cartes graphiques les plus puissantes du moment. Ma PS4 pro a souffert un nombre incalculable de fois.

C’est « normal/carte graphique ».

Je pourrais vous dire d’attendre un patch sur console, une console nouvelle génération, d’avoir une carte graphique hors de prix. Mais ce serait passer à côté d’un jeu puissant, bien écrit, avec un gameplay simple mais un monde cohérent, avec un sous-texte sur le monde du travail et son alienation (et je n’ai pas parlé des super pouvoirs de Jesse qui sont visuellement et auditivement hyper bien retranscrits). Le jeu devait me plaire; moi qui suis fan de X Files, du cinéma de Lynch, des héroïnes rousses (hum), de la Quatrième Dimension, des expériences visuelles et des images fortes. Et il a rempli son contrat et est allé au delà de mes attentes.

C’est « normal/la fin ».

Image issue du travail de https://www.artstation.com/farazshanyar

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