// Un petit mot sur Bayonetta 2 par Axlstone

Suite directe du jeu culte de Platinum, Bayonetta aurait pu croupir dans les limbes pendant longtemps. Grâce à Nintendo et Sega qui ont pu trouver un accord, la Sorcière de l’Umbra rechausse ses talons-révolvers pour une suite « better and bigger ».

Bigger : Si la trame du jeu n’évolue pas, on voit tout de suite un énorme travail pour redonner de la couleur au Bayonetta original. Des textures grisâtres/ocres du premier volet, le second est tout de suite plus haut en couleur. On sent que le moteur a été optimisé et, sur Switch, le jeu tourne sans tousser. C’est toujours un déluge de balles, de magie et de combos, ça tourne bien et c’est plus coloré. Le jeu m’a semblé plus court mais on évite les redites de niveau et de bosses.

Better : Si le jeu est plus impressionnant, je l’ai trouvé un peu plus fouillis et brouillon dans son gameplay. A de nombreux moment, je martelais les boutons dans trop savoir si mon coup portait. Les phases en « mecha » sont assez étranges car on passe d’une Bayonetta très mobile à un robot maladroit et avec seulement quelques coups.

Bref, le jeu est un déluge piro-technique avec ses très bons mais aussi ses très mauvais côtés. L’épisode initial était très précis et proposait des armes avec un réel impact. Dans ce second épisode, j’ai trouvé les armes plus quelconques et une fois que l’on est équipé du double katana, on ne le lâche plus. J’ai trouvé que le « witch time » était plus court (si l’on esquive à distance, le witch time est terminé le temps de revenir sur l’ennemi) et que les nouvelles mécaniques n’étaient pas forcément des ajouts pertinents (les coups « overdrive » ont moins d’impacts visuels que les coups normaux).

Enfin, je trouve le jeu un peu moins fou, un peu trop sérieux. J’aimais beaucoup les clins d’oeil, un peu irrévérencieux à d’autres jeux. Et puis, c’est très personnel, mais le nouveau design de l’héroïne me plait moins (cheveux courts, épaulette année 80, boucles d’oreilles gigantesques).

Si Bayonetta 1 est un Tarantino (fun, décomplexé, multi référencé et bavard, avec un scénario tordu), Bayonetta 2 est du Rodriguez (dans la lignée d’un Tarantino, plus sage, avec un scénario plus terre à terre et avec beaucoup moins de trouvailles).

Ca reste un jeu très généreux pour le joueur et un des meilleurs beat them up 3D de ces dernières années (Ca me rappelle que je dois faire la review de DMC 5 que j’ai terminé avant Bayo 2).

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