// Un petit mot sur Glass par Axlstone

Je ne savais pas à quoi m’attendre de Glass.

Clôturant un arc dans la filmographie de Shyamalan, je m’attendais à un retournement de situation.

Après Split qui m’avait réservé une très grosse surprise, on retrouve le personnage de James McAvoy, Kevin Wendel Crumb avec 23 personnalités.

Si l’on pouvait être frustré de n’en voir que quelques uns dans Split, il diversifie ici son éventail de rôles et délivre, encore un fois, une prestation impeccable, encore boudée par les Oscars.

Les autres membres du casting sont raccord avec un Samuel L. Jackson inquiétant, un Bruce Willis taiseux, une Sarah Paulson intrigante et de grandes retrouvailles dans le casting avec des jeunes talents qui vont devenir grands.

On est à cran, pendant tout le film. On hésite, comme les héros du bien-fondé de ce qui a été développé dans les épisodes précédents, comme un syndrome de Scully (remise en cause des théories surnaturelles) post-traumatique.

On doute, jusqu’au final, qui en décevra beaucoup, qui sera inattendu et injuste pour certain, qui sera prévisible mais dans la lignée de l’histoire pour moi. Je m’attendais à légèrement autre chose, mais pas si loin de ce que propose le film (chaque personnage -ayant soit disant un pouvoir- possède une couleur attitrée, le rose aurait pu être une de ces couleurs)

La mise en scène est toujours très travaillée et l’on ressent le plaisir de jouer sur les cadres, sur les couleurs, sur les ambiances, pour ajouter de la narration à l’histoire.

Ce n’est pas le meilleur des trois films, mais ça reste un film sincère et appliqué. J’attends la suite du travail de Shyamalan, une attente méritée après une longue traversée du désert.

Et si, finalement, le contrepied ultime, c’est de ne pas faire de contrepied. C’est ce que je me suis dit en sortant du film, même si, j’espère sincèrement que vous serez surpris.

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