// Un petit mot sur Nightmare on Elm Street (Freddy, les 7 premiers films) par Axlstone

Bon, je me suis rendu compte, lors de la sortie du nouvel Halloween, que je n’avais pas vu certains classiques de l’horreur (enfin, films des années 80).

J’ai trouvé, sur le site de la Fnac, un coffret avec les 7 premiers films (sans le reboot et sans Freddy contre Jason).

Au lieu de faire une review film par film, je vais faire un billet global.

La saga de Wes Craven (qui a fait Scream) est assez culte et possède son lot de fans.

Certains films sont réalisés et /ou écrits par le créateur original et ce sont clairement les meilleurs. Il y a aussi des jeunes débutants qui ont fait leurs preuves par la suite.

  1. 1984 – A Nightmare on Elm Street (Wes Craven) : Un des meilleurs, avec une histoire simple et surtout des plans ultra symboliques des peurs adolescentes et du passage à l’âge adulte. Avec aussi un Johnny Depp tout jeunot.
  2. 1985 – A Nightmare on Elm Street Part 2 (Jack Sholder, rien de notable dans sa filmo) : New line cinema, dont la santé financière dépend de Freddy, sort un film rapidement, quasiment 1 an après le premier. On transforme le démon des cauchemars en démon qui possède un jeune homme qui vit dans la même maison que l’héroïne du volet précédent. Le scénario sent le rush et la volonté de surfer sur une license rentable. Ce n’est pas un très bon film (les acteurs sont au fraises) mais le pire reste à venir
  3. 1987 – A Nightmare On Elm Street 3: Dream Warriors (Chuck Russel, futur réalisateur de The Mask) : Wes Craven revient au scénario et fait revenir les protagonistes du 1. On y ajoute une très jeune Patricia Arquette et un très swag Lawrence Fishburne. On a une réalisation plutôt sympa et un film qui possède un sous-texte adolescent intéressant. On a aussi des plans en stop motion vraiment ambitieux et qui marchent toujours aujourd’hui.
  4.  1988 – A Nightmare on Elm Street 4: The Dream Master (Renny Harlin, Die Hard 2, Cliffhanger, Au revoir à jamais) : Le film possède des idées sympas (une boucle temporelle), mais vous allez faire des facepalms de honte tant le scénario et la réalisation sont à la rue. Tourné en 6 mois pour faire du fric rapide, seul Robert Englund se fait plaisir et porte le film. Mais ça ne suffit pas… Et vous n’avez pas tout vu.
  5. 1989 – A Nightmare on Elm Street: The Dream Child (Stephen Hopkins, futur réalisateur du sous-estimé Predator 2, mais qui refait du caca avec Lost in Space) : Ce film, c’est du vomit visuel et auditif. C’est filmé et monté n’importe comment. On dirait un vieux qui met du fluo (la couleur des années 90) pour faire jeune, comme si tous les mecs qui avaient le nez dans la coke dans les années 80 faisaient des bad trips colorés. Et il se dégage un truc malsain, mais pas dans le bon sens, de ce film.
  6. 1991 – Freddy’s Dead: The Final Nightmare (Rachel Talalay, plutôt réalisatrice de télé, sur Ally Mac Beal, Doctor Who et Sherlock) : On continue sur la trilogie du « n’importe comment ». C’est filmé, écrit, joué dans la même veine que les deux précédents. On sent que la série de films ne vie pas bien l’absence de Wes Craven. Si la réalisatrice s’en sort un peu mieux que les deux précédents, elle hérite d’un scénario qui ronge autour de l’os le reste de substance comestible. On trouve finalement une famille à Freddy qui était relativement mise sous silence auparavant. Et puis le titre du film est aussi une promesse non tenue.
  7. 1994 – New Nightmare (Wes Craven, le retour) : Sur le papier, c’est assez sympa. Freddy brise le 4ème mur et fait revenir les comédiens du premier film dans leur propre rôle, pour un nouveau film. Sauf que Heather Langenkamp fait des cauchemars et commence à croire à l’existence de Freddy dans le monde « réel ». On sent que Wes Craven était bloqué en terme d’histoire et préfigure Scream (où les coulisses d’un film d’horreur sont expliqués et décomposés). Ca fait un peu « fan service » et je n’aime pas le maquillage de Freddy (trop clean, trop latex). Je trouve que le film se perd et n’arrive pas à jouer avec le vertige du film dans le film. Le final est très beau mais, le film est de nouveau regardable globalement. Mais il y a très peu de frissons.

Pour faire simple, dans l’ordre de mes préférences :

1-3-7-2-6-4-5

Au final, je suis un peu déçu par Freddy : Si les épisodes écrits par Wes Craven ont un vrai fond et des plans iconiques, on sent qu’une bonne partie des films sont faits de manière opportuniste.

Enfin, le principal reproche que j’ai, c’est l’absence des imageries de rêves. Il y avait bien des moyens de jouer sur l’univers onirique tirant vers le cauchemardesque. Il y avait bien des moyens de perdre le spectateur en brouillant la frontière entre les images mentales et la réalité, de nous faire questionner sur la réalité de ce que nous voyons. C’est typiquement le travail du réalisateur de jouer avec ce que croit voir le spectateur. Hormis Wes Craven et Chuck Russel, ils ont tous préférés faire du gore et du trash, donnant dans la surenchère d’hectolitre de faux sang.

Il reste un personnage iconique de la pop culture et j’aime beaucoup le côté jubilatoire qu’apporte Robert Englund (que je connaissais en Lézard Gentil dans V, la mini-série de SF des années 80).

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