// Un petit mot sur Blindspotting par Axlstone

Il manque, dans le cinéma des années 2010, un film qui parle des Etats Unis que l’on connait moins. Ceux des petites villes, ceux des classes moyennes.

On a mis en avant les super héros, les réussites et les victoires. Des revanches extraordinaires sur la vie, des gentils qui gagnent à la fin. Même « 3 Billboards » récite sa rédemption.

Aussi, parler d’Américains moyens, dans une ville paumée, sur le papier, ce n’est pas super vendeur (le film n’est pas resté plus de 2 semaines sur Paris).

Pourtant, il inflige, pour moi, des baffes plus magistrales que le film nommé aux Oscars. Les acteurs sont inconnus mais sont très justes, moins dans la démonstration de leur talent, plus dans leur personnage.

L’histoire est celle des 3 derniers jours de liberté conditionnelle d’un jeune noir américain. Il traine depuis toujours avec son ami d’enfance. Aussi, il se remet en question quand il voit un policier abattre quelqu’un sous ses yeux.

Le film réussit à suggérer l’incertitude, l’inconfort quotidien des personnages, malgré des scènes très drôles et très légères. J’ai un peu de mal à vous retranscrire le sentiment que procure le film. A la fois différent mais simple. A la fois drôle et léger, mais fort et intense dans son propos.

La réalisation est tout aussi paradoxale, passant de beaux plans d’ensemble à des scènes plus intimistes mais tout aussi travaillées. Je pense que le montage joue beaucoup sur la tension que l’on ressent.

Il y en a eu beaucoup cette année, mais Blindspotting est un des films majeurs de 2018. Je vous invite à jeter un oeil sur ce film, en VOD, malheureusement.

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