// Un petit mot sur A Silent Voice par Axlstone

A Silent Voice peut être assez déroutant. A beaucoup de moments, on ne comprend pas les héros. Mais cela vient du fait que l’on ne connait pas bien la jeunesse japonaise, son système scolaire et sa volonté de « normalisation ».

Aussi, quand Nishimiya, une jeune fille sourde intègre une nouvelle classe, elle est vite victime des moqueries de ses camarades.

Quand elle finit par quitter la classe, la volonté de trouver un bouc-émissaire se porte sur l’ancien oppresseur, Ishida.

Et, bien des années, avec un malaise existentiel et une solitude quotidienne, Ishida décide de changer.

Au delà du simple film d’animation, on suit un parcours de rédemption. Dans les points négatifs, on est soumi à un rythme « animé » / « manga shonen » avec un rebondissement imposé tous les 15 min.

Mais comme le rythme du film est globalement lent, même si c’est artificiel, ça ponctue le récit de scènes clefs.

Après, le ton, l’approche et le message est intéressant, car on n’a pas uniquement le point de vue de la « victime » mais sur le parcours de rédemption et d’acceptation de soi de « l’oppresseur ».

Et ça a bien marché, sur moi. J’ai été touché par cette histoire, malgré un côté « drama pour le drama » et des sentiments exagérés.

Mais, comme pour Bollywood, et comme je le disais en intro : il est peut être compliqué de voir ce film avec une grammaire de film occidental, et même si le Japon et les animes sont très liés à la culture française.

Malgré les avertissements, ça reste un film d’animation très bien fait (dessins, réalisation) et dont le message m’a beaucoup touché (à titre personnel).

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