
Suspiria
Revoir le film sur grand écran, c’est sublimer les défauts du film.
Peut-être suis-je plus exigeants quand je rentre au cinéma. En tout cas, on voit toutes les ficelles scénaristiques et techniques : au delà de la scène de la chauve-souris où ce sont de vraies ficelles, il y a :
– la voix off d’intro, sûrement ajoutée après le montage car il n’y a pas de scène qui introduit les personnages
– le doublage italien sur les comédiens anglais (notamment la parfaite Jessica Harper)
– une absence de présentation des lieux : le peu d’extérieur en Allemagne et le doublage italien ne donne pas le sentiment d’être dans ce pays (et surtout un taxi allemand qui apprend l’italien entre deux plans)
Mais, voir ce film sur grand écran, c’est renforcer les qualités.
Le film est très très beau. Visuellement, il y a des milliers d’idées de mise en scène.
Si le début du film est assez brouillon, la dernière partie est un grand moment de tension.
Enfin la musique est une référence pour moi. Elle est, à elle seule, le moment terrifiant du film.
Suspiria est un film culte pour moi. Même si je l’ai découvert par hasard, un soir, en zappant il y a peu de temos. Ma nuit suivante n’a pas été simple.
Je pense que le film ne marchera pas aux amateurs de frissons moderne avec un rythme plus soutenu.
Pour moi, il y a une certaine magie qui se produit : les images et la musique font 90% du film. J’aime sûrement ce film en tant que faiseur d’image mais peut être moins en tant que spectateur.
Si vous ne le connaissez pas, je soupire, dans le creux de l’oreille, avec un souffle rauque, de voir ce film seul, par une nuit d’orage.