
Thelma
Je n’ai pas été déçu par le sujet et le traitement du film.
Thelma, élevée dans une famille religieuse, est victime de crise violente dès lors qu’elle rencontre une jeune femme. Ces crises, qui ressemblent à de l’épilepsie, sont associées à des événements paranormaux.
On comprend assez vite que ce film est une métaphore, une fable et que l’on va devoir comprendre toute la partie paranormale comme un moyen d’illustrer l’état mental de Thelma.
On ressent que les blocages et les interdits sont le poids de la culpabilité, entretenu par le père et par la religion (avec des valeurs qui sont véhiculées par le même personnage).
Le personnage de Thelma est accablée, dont chaque action est disséquée, jugée par ses parents sous le prisme religieux.
On peut y voir une symbolique de la persécution des femmes par religion, la façon dont c’est entretenu, de manière systématique et sans que le père en ai vraiment conscience.
On retrouve les thématiques du passage à l’âge adulte et de l’expérimentation qu’il y avait dans Grave.
Thelma possède beaucoup de point commun d’ailleurs avec le film de Julia Ducourneau. Sur le fond plus que sur la forme. Thelma étant purement fantastique alors que Grave tourne vite au film d’horreur pour exposer ses points.
Après le rythme est peut être trop linéaire. Pas de climax, pas de changement de ton dans la réalisation. L’histoire se déroule de manière monocorde, comme une voix lancinante que l’on finit par oublier. Ce manque de tension dessert le film car quand un événement majeur se produit, ce dernier n’est pas mis en avant et reste presque anodin.
Dommage car les propos, l’approche du fantastiques, les acteurs et la réalisation sont pertinents.