// Un petit mot sur Dans un Recoin de ce Monde par Axlstone

La deuxième guerre mondiale revient sur nos écrans.

Après Dunkerque et son immersion tendue auprès des Anglais, Dans un Recoin de ce Monde prend une direction vraiment en contrepied du film de Nolan.

On ne vit pas une situation extraordinaire, on vit le quotidien d’une jeune Japonaise, quittant Hiroshima pour rejoindre sont futur mari. Ce qui est bien, c’est qu’il décrit le mode de fonctionnement des rencontres de l’époque.

On suit Suzu, cette dessinatrice passionnée dont le trait évolue au fil du film. Il est affirmé quand elle devient adulte, flou quand elle doute. L’évolution du style est à l’écoute du récit. On pense au Conte de la Princesse Kaguya.

Par petites touches, par une succession de tranches de vie, on découvre le Japon des années 30 / 40, l’inquiétude des civils, dans les campagnes d’un pays en guerre.

Si la caméra des films traditionnels se portent sur les conflits, les traits de crayon de ce dessin animé reste à hauteur de femmes et d’hommes sans intention belliqueuse. Suzu espère simplement de vivre sa vie de manière simple, avec les codes et les traditions.

Le film est doux, touchant, drôle, horrible, jamais manichéen.

Les qualités techniques sont à la hauteur de la qualité du récit : d’une justesse incroyable au niveau du style mais au niveau des personnages.

Je ne sais pas à quel point ce film est basé sur le réel, mais il y a un sens du détail et de la précision qui sont incroyable.

Il est étonnant que ce film n’existe que grâce au financement participatif et qu’il a été mal distribué au Japon. Au pays de Ghibli, difficile d’exister.

Je pense que l’on peut faire une vrai soirée thématique avec Dunkerque.

// Les Commentaires par les internautes ;)