
Luke Cage
Spoilers potentiels
Ce que l’on peut apprécier dans Luke Cage, c’est l’ambiance. Le travail sur les décors, la musique, le look en général, tout sonne cool dans Luke Cage. Le casting est plutôt bon, les acteurs majoritairement convaincants. Il me manque surement des références culturelles autour d’Harlem, le quartier de New York ici bien mis en avant.
En tant que série dérivée de Daredevil et de Jessica Jones, on n’en attendait pas moins.
Après, la série possède un défaut majeur : son scénario. Comme pour la saison 2 de Daredevil, on se retrouve avec un rythme bizarre. L’impression que l’on a condensé deux saisons en une et que l’on a préféré distillé tout ça dans des arcs narratifs de personnages secondaires.
Pourtant la série prend son temps pour développer tous ses personnages. Ils ont tous une profondeur et un point de vue à défendre.
En fait, tout va bien jusqu’à l’arrivée de Diamondback. Je n’avais pas besoin d’un chapitre détaillant l’origine de Luke. D’autant qu’elle ampile les clichés.
On y introduit un némésis fort mais avec des forceps. On introduit aussi maladroitement la « kryptonite » de Luke qui est utilisée en milieu de récit pour être complètement oubliée dans le grand final.
Ce dernier vire dans le grand n’importe quoi. Il arrive comme une grosse touffe de poils dans le potage. Ça m’a fait le même effet que le grand méchant de 007 Spectre. C’est sensé être un être hors du commun. Le look final ote toute crédibilité
On ajoute aussi Rosario Dawson en love interest du héros (après Daredevil, les scénaristes recyclent). Je trouve que ca ne marche pas.
C’est dommage car le début et certains arcs sont prometteurs, Luke est attachant, les méchants du début crédibles, Misty Knight un personnage secondaire très bien écrit.
Tout se dégonfle à la fin à cause du combat final complètement ridicule.
À voir ce que ça va donner dans the Defenders, l’association de Daredevil, Luke Cage, Jessica Jones et Iron fist (ce dernier arrive bientôt en série).