Cinéma  En salle

Dans le noir

L’affiche est sympa.

Voilà. C’est le point positif.

Ce qui me donnait envie, c’est la relation frère / sœur et le traitement de la peur du noir.

Ce qu’il y a concrètement dans le film : Une actrice principale qui joue la peur comme elle jouerait la constipation, une réalisation sans originalité, Maria Bello (que j’aime bien) qui joue la folie comme Guenievre dans Kaamelott (voir l’épisode pour comprendre), une musique inexistante, une ambiance aussi tendue que dans Joséphine Ange gardien, des dialogues dégoulinants de stupidités, une cohérence d’actions des personnages nulle.

Mais le pire reste le scénario. C’est ce genre de scénario où l’on prend bien le temps de te faire une explication de pourquoi il y a un monstre, de qui il est… ÇA DEVRAIT ÊTRE INTERDIT !

Ce genre de film est comme un train fantôme. On est sur des rails, on a un gros panneau entrée, un gros panneau sortie et des moments où l’on te crie BOU dans les oreilles.

Aucune image ne sera aussi forte que notre imagination. Si le réalisateur nous laisse le temps d’explorer nous-même les zones sombres, si le scénariste nous fait confiance en nous laissant imaginer le monstre, on aurait pu supposer que le monstre était une manifestation physique de la dépression de la mère. Ça aurait donné un peu de subtilité et du sous texte. Mais c’est peut-être trop demander.

Tout est sur-montré, tout est sur-expliqué. Et le nombre de trucs débiles foisonnent : la bonne idée de Diane (le monstre) d’écrire sur les murs avec des protéines qui s’éclairent avec de la lumière noire, la mère qui préfère accorder sa confiance à un monstre qu’à ses enfants, la fille avec des posters de groupe Black Metal est moins digne de confiance qu’une mère avec des antécédents psychiatriques selon l’assistante sociale…

Le film joue sur la peur du noir des personnages au lieu de jouer sur la peur du noir des spectateurs.

C’est typiquement le film calibré par les studios pour émoustiller les ados, supervisé par les ligues de parents puritains pour que ça ne soit pas trop subversif, passé par des screen tests pour que les gens aient bien tout compris en sortant de la salle.

C’est sans saveur, sans odeur, sans aucune scène notable. Ce film a au moins le mérite d’être la critique la plus négative de la Tematek, je crois.

Tremblez !

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