
Moka
Alors pour mettre en situation : j’aime bien Columbo. Le fait de savoir qui est le tueur au début ne m’ennuie pas. L’idée est de trouver les motivations et les erreurs faites par le tueur. Le jeu du chat et de la souris entre Peter Falk (l’interprète de l’inspecteur à l’imperméable froissé) et le meurtirer est quelque chose qui me fascine.
A partir de là, vous pouvez comprendre pourquoi j’aime Moka.
On y suit l’enquête d’une femme qui a perdu son fils. Elle retrouve les assassins présumés et se lie d’amitié avec eux. Démarre alors un jeu psychologique entre les personnages.
J’aime aussi beaucoup Emmanuel Devos. Je l’ai déjà dit dans certaines vidéos de Pas (encore) Vus. C’est encore plus flagrant ici tant sa justesse aide à porter le film.
Je vous mets au défi de ne pas être ému.
On pense aussi à « Je vais bien, ne t’en fais pas » sur cette histoire de deuil qui ne se fait pas et de ce personnage de l’enfant absent, fantomatique, faisant écho tout au long du film.
On parle d’un manque de personnage féminin fort dans le cinéma. Il ne faut pas oublier le cinéma français (suisse ici) qui met souvent en avant des femmes indépendantes, forte, déterminée, qui n’ont pas besoin d’un pendant masculin pour exister.
Mention spéciale à Nathalie Baye, lumineuse malgré ce rôle sombre et dur. Encore une fois, un antagoniste fort sert aussi à mettre en avant les héros 😉 .