// Un petit mot sur Le Garçon et la Bête par Axlstone

Je pourrais écrire des tas de choses sur le dernier Mamoru Hosoda.

Je pourrais vous dire que, encore une fois, c’est un très beau film d’animation. La qualité des décors (les passages à Shibuya, un quartier de Tokyo) est incroyable.

Je pourrais vous dire que les trouvailles de mise en scène sont magiques. Le film mêle la 3D, l’animation traditionnelle et s’autorise de faire des changements de focale comme dans un film en prise de vue réel.

Je pourrais vous dire que, même si certains passages sont sous développés (voyage initiatique de la Bête et du jeune garçon, Ren qui décide de reprendre ses études), le film se concentre sur la relation entre la bête bourrue (qui a toujours vécue loin des responsabilités paternelles Kumetetsu) et Ren (qui s’enfuie de sa famille, à la recherche d’un père disparu). Le parcours des deux personnages est touchant.

Si j’avais toujours vu les films du studio Chizu comme des métaphores des deux facettes du Japon (les croyances et les traditions contre la jeunesse et le progrès), j’ai peut être occulté le premier degré du récit : la perte d’un proche et les moyens de faire le deuil… C’est aussi ce que l’on retrouve dans Ame et Yuki, Summer Wars ou la Traversée du temps. Elle est plus évidente dans le Garçon et la Bête.

Je pourrais vous rédiger un roman, une thèse, un long récit rempli de phrases emphatiques, je serai loin de décrire ce que j’ai ressenti pendant et après le film.

Tout ce que je peux dire, c’est de vous encourager à aller voir ce film, unique, beau, poétique et touchant.

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