
Memento
Je n’ai jamais vu le film au cinéma. On m’avait prêté le DVD et j’avais été scotché par ce film.
C’est le second film de Christopher Nolan en tant que réalisateur et une des premières collaborations avec son frère Johnathan au scénario.
On retrouve une des obsessions de Nolan : sa relation avec la perception du temps. Que ce soit ensuite avec Inception ou avec Interstellar, ses héros sont tous amenés à expérimenter une réalité où le temps ne s’écoule pas normalement.
C’est aussi un rapport avec la vérité. On suit, dans Memento, l’histoire d’un homme qui a perdu la faculté d’avoir une mémoire à court terme. Elle se remet à zéro au bout de quelques minutes.
Pour résoudre ce problème, Nolan nous place dans la peau du personnage de Guy Pearce, avec un montage inversé. A chaque moment, nous en savons autant que le héros du film.
Deux timelines s’opposent (une en noir et blanc qui avance, une en couleur qui repart en arrière toute les deux minutes). Elles permettent de mettre la résolution de l’histoire au milieu de sa narration soit à la fin du film (pour les deux du fond qui me suivent encore). En regardant le film, vous comprendrez.
Le casting est incroyable, Guy Pearce y joue de manière incroyable (et à un peu disparu ensuite).
Ce film est un tour de force, un « instant classic ». Si vous ne l’avez pas vu, je vous envie car j’aimerai revivre le sentiment qui m’a parcouru à la fin du film (au milieu de l’histoire).
(Poster from Rusty Charles found on Deviant Art )