
It follows
Ça faisait longtemps que je n’avais pas vu un film avec une tension aussi palpable.
Musicalement, on pense à un mix entre Quentin Dupieux (rubber) et John Carpenter (the thing).
Le film raconte l’histoire d’adolescents qui se transmettent une malédiction après avoir fait l’amour. Les deux amants peuvent voir un démon qui les poursuit sans relâche en prenant un apparence de quelqu’un qui leur est proche.
On suit donc le périple de Jay, une jeune femme heureuse. Son cauchemar commence après une nuit avec son petit ami. Ses amis la suivent et l’aident à échapper au démon.
Avec des adultes absents, le film est, pour moi, une allégorie de la perte de l’innocence. Les jeunes héros passent d’une vision de la vie, proche de Virgin Suicide, à une vision désabusée et coupable de l’amour, du sexe.
Une belle mise en image, de l’audace visuelle, une musique vraiment bonne, une ambiance oppressante, c’est presque du tout bon. Il y a juste des situations mal abordées et avec des réactions pas très naturelles. Mais ce n’est qu’un petit détail devant les autres qualités du film.