
The Imitation Game
Un film basé sur l’histoire d’un pionnier de l’informatique, mort jeune et qui prônait la différence, ce n’est pas forcément un film sur Steve Jobs.
Il s’agit d’Alan Turing, mathématicien prodige, embauché pendant la seconde guerre mondiale par l’armée anglaise pour craquer les codes allemands.
Le film navigue entre trois périodes clé de Turing :
- Sa jeunesse
- Pendant la guerre
- Après la guerre
Le film prône le droit à la différence dans la société. Comme le disait Michel Audiard : « Heureux soient les fêlés car ils laisseront passer la lumière ». Ici, les fêlés étaient estimés selon les critères de l’époque et les fêlures pouvaient être de simples choix ou préférences.
Etant dans l’informatique, je connaissais l’histoire de Turing et sa contribution à l’informatique moderne.
La narration entremêle les trois périodes. La réalisation est très effacée, il y a peu d’effet de style mais c’est souvent le cas dans les biopics. Mais elle possède une belle image et de beaux plans.
Benedict Cumberbatch est très à l’aise dans ce genre de rôle d’homme intelligent, différent, incompris par les autres au point de paraître asocial.
Keira Knightley se retrouve aussi dans un rôle proche de « A Dangerous Method » en tant que femme instruite et éduquée qui sert et challenge les héros.
Le film mérite les louanges (pour le jeu d’acteur et le scénario) qu’on lui adresse.