// Un petit mot sur American Horror Story (Saison 1, 2 et 3) par Axlstone

[Saison 1 et 2]
En fait je voulais avoir le temps de les revoir en Blu Ray mais je n’ai pas besoin de ça pour vous dire le bien que je pense de cette série.

J’ai mis un peu de temps avant de trouver une série dont le potentiel horreur me filerait autant les jetons que la Quatrième Dimension. Il fallait qu’elle fasse autant peur qu’elle ne séduise, qu’elle réussisse à avoir une ambiance effroyable et un discours qui dénonce un peu notre société.

American Horror Story, c’est un épisode de la Quatrième Dimension par saison.
En effet les liens entre la saison 1 et la saison 2 n’existe pas. Elle garde le même concept cependant. Prendre un thème tabou de la culture américaine et explorer tous les types du genre horreur liés à ce non dit.

La première saison parle de l’adultère et de la vie de couple.
La deuxième saison traite de la religion et de la foi.

Bien sûr, c’est avant tout par toutes les déviances et les extrêmes que l’on voit un couple au bord de la rupture (s1) et la déroute et la perte de la foi aux US (s2).

L’esthétisme de la série comme les propos ne laissent pas indifférents. Et en général, soit on accroche, soit on rejette complètement la série.

[Saison 3]
Cette saison possède de très belles qualités. La réalisation, les décors de Louisiane, le casting sont tous de hautes volées. Une série télé d’horreur a rarement atteint un tel niveau d’exigence. Jessica Lange est incroyable durant toute la saison.

Il y a tant à dire sur le message féministe inhérent au mythe des sorcières, de leur indépendance face aux hommes à leur position dans la société, de leur beauté à leur monstruosité. Si l’on peut noter une amélioration notable sur cette saison, c’est sur le message sous-jacent.

En revanche, il est difficile de dire que cette saison fait peur. Hormis les deux premiers épisodes qui posent l’ambiance et les mystères. La suite est en ligne droite. L’histoire est clairement mise de côté pour montrer la fable et l’allégorie, la relation (parfois artificielle mais juste) entre les personnages.
On perd donc ce qu’elle avait de dérangeant, les scénaristes ayant pris le parti de rendre le quotidien surnaturel (les sorcières existent).

Il y a donc moins de force, moins de peurs psychologiques, moins de surprises.

Cette saison est plus légère globalement.
C’est celle dont j’ai aimé le message et la mise en image, mais c’est aussi celle dont la peur est la plus absente.

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