// Un petit mot sur Twin Peaks (L’intégrale des 2 saisons) par Axlstone

C’est finalement en 2014 que je vois pour la première fois Twin Peaks.
Faute peut être de la diffusion en France sur la Cinq (chaine que l’on n’a jamais vraiment bien captée dans les Landes).

Donc, je découvre avec beaucoup de retard la série de David Lynch et de Mark Frost (injustement oublié) grâce à cette sortie en Blu Ray.

Petit point à noter : le coffret est juste une belle oeuvre et tous les fans de la première heure aimeront le soin apporté à cette édition.

Je découvre donc son influence majeure sur les séries contemporaines et sur le ton que cette série a imposé sur (au hasard) X-Files, Lost, Desperate Housewives, Hannibal et beaucoup d’autres… Des années 1990, 2000 et 2010, il reste encore cette empreinte de faire quelque chose d’ambitieux esthétiquement (avec les contraintes liés aux productions télés) et un scénario rempli de mystères.

Elle donne le ton en terme d’univers visuel : Rococo comme une ville de campagne du nord des Etats-Unis, en périphérie du Canada, une mise en image qui alterne entre le très cinématographique, le théâtre et le soap opéra.

Elle donne le ton en terme musical avec les thèmes forts d’Angelo Badalamenti (mais parfois répétés à l’indigestion ou mis sur des scènes qui n’ont rien à voir).

Elle donne le ton en terme de casting qui alterne de jeunes stars en devenir, des acteurs de ciné et des acteurs de théâtre.

Le mystère autour du meurtre, l’ambiance de ville recluse hors du temps (à la Silent Hill), les habitants qui ne sont pas aussi lisses qu’en apparence font que la première saison et le début de la seconde se tient incroyablement.

Je vais finir par les défauts mais cela n’amoindrit pas la portée de Twin Peaks sur la télé moderne :
– le sur-jeu de certains acteurs
– certaines storylines (notamment après la fin de l’arc majeur de la série) qui virent dans le Soap
– le manque de suivi de Lynch et de Frost à partir du premier tiers de la saison 2.

Si d’autres séries cultes doivent beaucoup à Twin peaks, elles ont aussi malheureusement hérité de ses défauts. Une fois devenue culte, incomprise par la chaine de diffusion, envahie par la lassitude des producteurs, tout cela fait perdre toute la cohérence vers la fin. Pas de la cohérence dans l’histoire (Twin peaks est un objet qui doit rester mystérieux), mais de cohérence sur les personnages dont le coeur et les intentions varient en fonction du scénariste qui tient la plume.

Les ingrédients d’une série culte sont là, toujours, même après 25 ans .

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