
Hippocrate
On suit les personnages de Benjamin (Vincent Lacoste) et d’Abdel (Reda Kateb) tous les deux internes (même si Benjamin est le fils du chef de service et Abdel est déjà diplômé dans son pays, il doit passer son équivalence).
Les deux héros ont des destins différents mais leurs trajectoires se croisent.
Le film évite l’écueil du documentaire même si le premier dialogue est un face caméra sans contrechamp (assez étrange car c’est le seul).
On est donc dans le quotidien des deux médecins avec les moments de gloire et lendemains qui déchantent.
Je ne peux pas vous dire si le film est fidèle à une réalité, je n’ai que le point de vue d’un patient, mais les situations sonnent vraies.
Il y a des moments drôles, d’autres assez difficile à encaisser.
On en ressort confiant en l’humain, triste face à l’injustice d’un système qui demande de la rentabilité dans le domaine de la santé. J’ai toujours un peu de mal à apprécier le ratio coût/vie humaine et le cynisme/l’inconscience dont il faut faire preuve pour continuer à se regarder dans la glace.
Mais au delà des considérations sociales et philosophiques, le film est très bon, très juste, drôle et touchant. Un des films de la rentrée.