
Enemy
C’est le film le plus intriguant que j’ai vu cette année.
On retrouve la tension de Prisoners. Une belle mise en image, un Jake Gyllenhall incroyable, une musique oppressante contribuent à l’ambiance.
C’est assez drôle car Enemy est le seul film « singulier » de Dennis Villeneuve. Singulier a bien des égards. Je n’ai pas vu Incendies.
Je pense que la présence des femmes réduite dans le film, le faible dialogue, les allusions aux frayeurs primitives montre bien la peur de l’engagement du héros. Il est à noter que le film est une boucle. Le singulier de Enemy fait parti des pistes à explorer.
Avec ces indices, vous aurez peut être la même interprétation que moi du film.
Le film est très ouvert, propice à de nombreuses interprétations. Comme Under the skin, qui trouve ici son parallèle masculin.
Le film vaut la peine de tenter le malaise de la projection et la torture mentale pour tenter de comprendre. J’ai trouvé une vidéo qui explique ce que j’ai compris. Je vous la laisserai si vous êtes perdus (ne spoilez dans les commentaires).