
Zero Dark Thirty
Si James Cameron est le réalisateur de l’imaginaire (Titanic est son film le plus ancré dans la vie sur terre, hormis les 2 Terminators, je n’aime pas trop son cinéma) Katheryn Bigelow, son ex-femme (que j’apprécie plus) est elle une réalisatrice du réel.
Après un Hurtlocker / Démineurs oscarisé, mettant en scène un soldat démineur en Irak, elle s’attelle une fois de plus à un conflit militaire récent : la traque de Ben Laden.
C’est aussi un moyen de passer de l’homme d’action qu’était Jeremy Renner, héros du précédent film, à l’espionne subtile qu’est Jessica Chastain. On aborde rapidement tous les moyens d’obtenir des informations. De la torture sous l’administration Bush, à la filature en passant par la traque des signaux téléphoniques et informatiques, on peut dire qu’en 2h30, la liste des moyens de surveillance est exhaustive.
On se doute que malgré une dose de réalisme, il y a beaucoup de fiction et d’exagération des faits. Sans être un film de propagande (comme Hurtlocker, 0 Dark 30 réussit, à mon avis, à être apolitique), on sait bien que ce sont les gagnants d’un conflit qui restent debout pour tenir la plume de l’Histoire.