Jeux Vidéo  PS3

Catherine

Catherine, c’est un jeu dont seul l’ambiance réussi à vous scotcher. Dès l’intro, vous savez que vous n’allez pas jouer à un jeu ordinaire. Avec son animatrice TV, un logo chaîne de la TNT dans un coin lors des cut scènes, le fait assumé que l’on s’adresse à vous en tant que joueur du jeu, c’est toujours des moments un peu étrange (la dame dans la télé me parle, c’est la « quatrième dimension » ?)

Une fois le contexte en place, vous jouez le rôle de Vincent qui vit une belle histoire avec la très autoritaire Katherine. Un soir arrive la très séduisante Catherine, une femme-enfant très court vêtue. C’est le début du cauchemar (au sens littéral du terme) pour notre héros, en pleine crise de la trentaine.

Il y a deux types de Gameplay.

  • Un qui se passe dans le bar où vous tapez la causette, buvez des verres, jouez à une borne d’arcade; où vous pouvez lire et envoyer des SMS à ses petites amies, allez aux toilettes pour voir les sextos 😉 . On pense à Shen Mue, un peu, la liberté d’action en moins.
  • Un qui se déroule dans les rêves de Vincent où les remords et les tourments du quotidien refont surface. L’infidèle doit monter un escalier sans fin, ponctuer par une visite au confessionnal. Le confessionnal est un passage intéressant car les réponses sont envoyés en ligne puis comparés avec les réponses des autres joueurs.

Les phases de rêves sont de type puzzle et peuvent être vraiment rebutantes; La conséquence d’une maniabilité parfois étrange. Mais une fois en main, les développeurs s’amusent à varier certaines situations. Les boss, difficiles à appréhender en mode Normal, sont de vrais challenges.

Pour ma part, j’ai accroché au trip, et j’ai progressé, avec beaucoup de difficulté, mais on est toujours récompensé par le jeu : Par un bonne histoire dont la possibilité de choisir Catherine, Katherine ou aucune des deux 😉 .

Mais mon masochisme s’arrête à une des 8 fins possibles.

Le jeu se base sur son ambiance et son concept (on va dire très japonais) qui pourront rebuter certains.

Mais le jeu sait se faire pardonner ses faiblesses de jouabilité avec une réalisation et une direction artistique unique.