Cinéma

Martha Marcy May Marlene

Martha Marcy May Marlene

Le titre est assez symbolique de la confusion qu’apporte le film. Des noms/prénoms imbriqués comme les souvenirs de cette jeune femme évadée d’une secte.

De retour à une vie normale, on se rend compte du conditionnement de la pensée de la jeune femme. Un système de valeur détruit, une réinsertion dans la société difficile est mis en valeur par une mise en scène qui trouble les pistes entre la vie passée dans la secte et la vie présente auprès de sa soeur.
Ce flou intégral, perdant aussi le spectateur, ne rend pourtant pas la narration difficile; elle permet de vivre au côté de la jeune femme, et de suivre son cheminement mental.

La vie au dehors est aussi difficile pour elle que vivre au sein de la secte. Le film flirte entre la recherche de sécurité, la peur de ne plus être aimée/acceptée et la paranoïa d’être retrouvée.

Une très belle interprétation de l’ensemble du casting rend les situations crédibles, ce qui renforce le sentiment de peur, lancinante, à l’image des violons de la BO.